Co-fondateur de velonomy. Charles Thiolon
Devenir le nom qu'on associe au vélo en entreprise, pour que les dirigeants viennent d'eux-mêmes. velonomy. accompagne les entreprises du Grand Ouest à faire passer leurs salariés au vélo, du conseil à la flotte.
Un peu de contexte
L'entreprise velonomy. velonomy., c'est Charles et son frère Grégoire, six ans de boîte et une équipe à Nantes. Ils accompagnent les entreprises à faire passer leurs salariés au vélo, avec trois métiers : les flottes (cargo, longtail, classique, assurance et maintenance comprises), la réparation, et la formation certifiée.
Son LinkedIn Charles Thiolon Charles écrit ses posts lui-même, et ça se voit. Son plus gros post reste celui sur ses six ans de boîte, 130 réactions. Et on y croise son frère, sa chargée de com, son réparateur. Sur LinkedIn, sa boîte ressemble à une équipe, et c'est plus rare qu'on croit.
Remonter le chiffre en première ligne pour multiplier les vues
Quand Charles ouvre sur un chiffre qui fait lever un sourcil, ça marche. « 10ct pour faire 70 kilomètres ? », c'est la meilleure première ligne de tout son profil, et il l'a trouvée tout seul. On n'aurait pas écrit autre chose.
Le reste du temps, la première ligne annonce au lieu de montrer. Le post sur l'ouverture du service de réparation démarre sur « C'est officiel ! », et la vraie nouvelle n'arrive qu'en troisième ligne.
Pourtant il y avait de quoi accrocher : un service ouvert depuis une semaine, un premier client, une crevaison sur un longtail. Et des chiffres du calibre des 10 centimes, il en a d'autres sous la main. Dans son post sur la conférence, celui-ci arrive en huitième ligne : sur 100 déplacements, à peine 4 sont faits à vélo en France. Remonté en haut, il fait le même effet que les 10 centimes.
La structure tient en deux temps. Le chiffre nu sur la première ligne, sans emoji, sans contexte, si possible sans verbe. Puis une ligne qui ouvre la tension au lieu de l'expliquer. Genre : « 4 déplacements sur 100 se font à vélo. », ligne blanche, puis « Et on continue d'agrandir les parkings. » Le lecteur clique pour savoir où on veut en venir, et c'est TOUT ce qu'on lui demande.
Ce qu'on regarde en premier sur un profil, c'est ça. Pas le fond du post, la première ligne. Un contenu solide avec une accroche tiède reste à 300 vues ; le même, avec la bonne accroche, peut monter à 50 000. Et l'algorithme là-dedans ? Il ne fait que suivre : plaire à l'algorithme, c'est plaire aux gens.
Le chiffre, lui, il l'a déjà (sa section Infos en est pleine). Rien à aller chercher, juste à le remonter en haut.
Passer de la preuve à l'expertise pour devenir le nom qu'on cite
Charles montre que ça marche, et il le fait bien. Il suffit de faire défiler son activité : le service de réparation qui vient d'ouvrir, la salariée filmée par 66 minutes qui part bosser à vélo, le poste qu'il ouvre dans l'équipe. C'est de la preuve sociale, et beaucoup de boîtes de son secteur n'en ont pas le quart.
Dans une stratégie de contenu, ce type de post pèse à peu près 20 %. Pas parce qu'il vaut moins, mais parce qu'il répond à une seule question : est-ce que ça marche ? Il en reste une deuxième, celle qui fait revenir les gens : qu'est-ce que ce type sait que je ne sais pas ?
D'ailleurs, c'est ce qu'il m'a dit : il souhaite partager beaucoup plus l'expertise qu'il a de la mobilité, pour que les gens adhèrent à sa vision et finissent par venir lui en parler.
Trois terrains qu'il a déjà en main :
- Le cadre fiscal : forfait mobilités durables, avantage en nature, réduction d'impôt. Peu de dirigeants savent ce à quoi ils ont droit.
- Le changement d'habitude : il le répète depuis six ans, des vélos posés sur un parking sans accompagnement, personne ne les prend.
- La politique mobilité : ce que ça engage de décider ça pour cent salariés, et pourquoi ça ne se tranche pas en une réunion.
LinkedIn met du temps à faire l'association. Ce n'est pas un post qui la crée, c'est le même terrain répété pendant des mois, jusqu'à ce qu'on pense à lui avant de penser au sujet. On appelle ça rester top of mind. Et ça ne se décrète pas en deux semaines : choisir ses terrains, trouver l'angle qui fait qu'on le reconnaît, tenir le rythme sans s'épuiser, c'est un vrai chantier. C'est précisément là qu'un regard extérieur fait gagner des mois.
Et dans l'autre sens : trois mois sans RIEN publier et l'association se défait, la portée retombe, le chemin est à refaire. En vrai, c'est ça le prix de ce levier, pas l'écriture du post.
Faire travailler le contenu pendant que la prospection dort
Le réseau physique de Charles est déjà là, et il est dense : Réseau Entreprendre, Les Boîtes à Vélo, les clubs d'entreprise, les conférences. 90 % du business vient de là, du sortant, de gens qu'ils sont allés chercher un par un (et ça, ça use).
Et il a déjà du contenu capable de prendre le relais. Son passage dans Soif de Sens, par exemple : vingt-huit minutes sur les freins, le plaisir et les économies du vélo pour aller au boulot.
C'est exactement la conversation qu'un dirigeant croisé en club n'a pas le temps d'avoir au premier café. Ce qu'on lui a dit pendant l'échange : ces gens croisés en prospection, on peut les basculer sur LinkedIn. Ils le voient passer régulièrement, l'épisode découpé en posts, sans relance. Et le jour où le besoin arrive, c'est eux qui écrivent.
Chez eux, dès 100 salariés, le cycle de vente devient bien plus long. Des mois où la conversation dort, où il n'y a rien de naturel à envoyer (personne n'a envie du quatrième « je me permets de revenir vers vous »), et où seul le contenu continue de travailler.
Sauf que basculer un réseau, ce n'est pas AJOUTER des gens. Quatre choses se jouent en même temps :
- Le ciblage : sur quels critères on décide à qui parler, et pourquoi ses clients actuels sont un meilleur point de départ qu'une liste.
- La séquence : une conversation ne démarre pas sur un message. Elle se prépare, et un message envoyé trop tôt ferme la porte pour un an.
- Le multicanal : les gens des clubs d'entreprise et ceux qui recevront la newsletter en préparation sont les mêmes.
- Le suivi : il a l'air anecdotique jusqu'au jour où quarante discussions tournent en parallèle et où plus personne ne sait qui a été contacté, ni quand.
C'est là que les trois leviers se rejoignent : le contenu donne une raison d'entamer la conversation, la conversation donne les sujets du contenu d'après. Pris un par un, ce sont trois astuces ; ensemble, c'est un système, et un système, ça se pilote sur six mois, pas sur une heure de commentaires le matin.
Les résultats atteignables en 6 mois sur le profil de Charles
- +1 200
dirigeants et responsables RSE en plus dans son réseau
- 2 à 4
demandes entrantes d'entreprises par mois
- 4 à 6
invitations à parler mobilité (podcasts, conférences, tables rondes)
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