Conciergerie locative, Meet Home Emma Montchalin
Faire tenir deux projets derrière une seule voix de fondatrice. Conciergerie locative courte et moyenne durée en Auvergne-Rhône-Alpes, et réseau d'entrepreneurs lyonnais
Un peu de contexte
L'entreprise Meet Home x Linkofee Emma Montchalin est à la tête de deux projets complémentaires : Meet Home, une conciergerie de gestion locative courte et moyenne durée qu'elle a fondée fin 2022, et Linkofee, un club d'entrepreneurs lyonnais qu'elle co-fonde en parallèle. Meet Home s'adresse aux propriétaires, investisseurs et agences qui veulent externaliser la gestion de leurs biens, de la création de l'annonce jusqu'à la maintenance.
Son LinkedIn Emma Montchalin Avoir plusieurs projets, c'est une richesse. Mais sur LinkedIn, ça peut vite générer une question que beaucoup d'entrepreneurs multi-casquettes me posent : comment on parle de tout ça sans brouiller le message ? C'est probablement l'un des cas les plus courants qu'on rencontre chez les fondateurs ambitieux. Et la bonne nouvelle, c'est qu'il y a une logique claire pour en sortir, qui permet même de transformer la dualité en avantage.
Le profil fondatrice comme pilier central : l'axe qui tient tout ensemble
Quand on a deux projets, le réflexe naturel c'est de vouloir "représenter" chaque entreprise. Mais ce qui crée de la connexion sur LinkedIn, c'est une personne, pas un logo. Les gens suivent Emma Montchalin. Ils font confiance à Emma Montchalin. Et c'est ce profil-là qui doit être le point d'ancrage.
Concrètement, ça veut dire qu'un post par mois au minimum devrait être un post de personal branding pur : un moment de parcours, une décision de fondatrice, un apprentissage tiré de la gestion des deux structures en parallèle. Ces posts sont ceux qui touchent le plus large, qui font remonter à la surface des contacts inactifs, et qui installent une image dans la durée.
L'idée derrière ? C'est simple. Les posts d'entreprise informent. Les posts humains engagent. Et c'est l'engagement qui alimente le reste. Sur un profil qui porte deux marques, le personal branding n'est pas un luxe, c'est le ciment qui donne de la cohérence à l'ensemble.
Personal branding = le fil conducteur. Les projets changent, l'entrepreneur reste.
Pages entreprise ou profil personnel : la règle des 6 posts pour ne pas se disperser
C'est tentant d'avoir un profil perso plus deux pages d'entreprise et de repartager sur tout. Le problème, c'est que les pages entreprise touchent en moyenne seulement 2,4% de leurs abonnés au premier envoi (Story Jungle, benchmark LinkedIn 2024). Pour 1 000 abonnés, ça fait 24 personnes qui voient le post. Franchement, on peut faire mieux.
L'idée, c'est de partager avec son profil personnel et de réutiliser les posts sur les pages entreprise. Le profil a la portée, les pages ont la légitimité institutionnelle. Les deux ensemble, c'est une combinaison qui fonctionne.
Pour la répartition éditoriale, une grille simple sur 6 posts qui fonctionne bien :
- 1 post sur 6 sur Linkofee : l'actualité du club, un intervenant, un événement, une conviction sur le networking entre entrepreneurs lyonnais
- 1 post sur 6 sur Meet Home : un cas concret de gestion locative, un conseil aux investisseurs, les coulisses de la conciergerie
- 2 posts sur 6 en personal branding : Emma fondatrice, ses apprentissages, sa vision, ce que ça veut dire de piloter deux structures en même temps
- 2 posts sur 6 sur l'expertise : immobilier, gestion locative, entrepreneuriat, les sujets sur lesquels Emma peut prendre la parole en tant que référente de son secteur
Ce cadre évite la dispersion, donne de la régularité, et permet aux deux marques d'exister sans que le profil d'Emma devienne un flux d'annonces corporate.
Poster depuis le profil personnel. Laisser les pages amplifier. Jamais l'inverse.
Trouver des clients avec deux projets : tout se passe dans les relations, pas dans les posts
Publier, c'est 30% du job. Les 70% restants, ça se passe dans les échanges directs, les commentaires stratégiques, les messages. Et quand on a deux entreprises, c'est encore plus vrai : le contenu crée la visibilité, les relations créent le business.
Ce qui pourrait marcher dans le cas d'Emma, c'est de ne pas "prospecter" au sens classique du terme, mais de chercher des partenaires et des apporteurs d'affaires. Sur LinkedIn, ça ressemble exactement à ce qu'on ferait lors d'un événement physique comme un BNI ou un afterwork d'entrepreneurs.
Concrètement, deux directions à explorer selon les projets :
- Pour Linkofee : identifier des entrepreneurs lyonnais dont l'expertise pourrait intéresser le club et leur proposer de venir intervenir. Ce n'est pas de la prospection, c'est une invitation. Et c'est une accroche qui convertit bien, parce qu'elle valorise la personne au lieu de lui demander quelque chose.
- Pour Meet Home : les agents immobiliers, les gestionnaires de patrimoine, les comptables qui travaillent avec des investisseurs sont des apporteurs d'affaires naturels. Un message bien posé sur LinkedIn, c'est un rendez-vous potentiel.
Et selon une étude LinkedIn, 78% des social sellers dépassent leurs objectifs commerciaux par rapport à leurs pairs qui n'utilisent pas les réseaux sociaux. Le levier est là, il suffit de l'activer.
30% contenu + 70% relation = business
Les résultats atteignables en 6 mois sur le profil d'Emma
- +20%
de croissance sur le réseau physique
- 3 à 6
leads qualifiés par mois
- +4 500
abonnés
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