Fondateur d'Octagone Emmanuel Georgin
Faire de LinkedIn une porte d'entrée vers la clientèle privée et les family offices. Un cabinet indépendant qui coordonne fiscalité, transmission et investissements pour des dirigeants et des familles.
Un peu de contexte
L'entreprise Octagone Octagone est un cabinet indépendant de gestion de patrimoine basé à Écully, fondé en 2019. Emmanuel Georgin accompagne des dirigeants, des familles patrimoniales et des professions libérales sur la transmission, la protection du conjoint, la retraite du dirigeant, les décisions qui ne se rattrapent pas. Il se définit comme un chef d'orchestre patrimonial : il fait travailler ensemble le notaire, l'avocat et l'expert-comptable plutôt que d'empiler les solutions les unes sur les autres. En parallèle, il forme des conseillers indépendants au métier.
Son LinkedIn Emmanuel Georgin Il publie presque tous les jours hors week-end, plus celui du dimanche, et il écrit ses posts lui-même. House of Wealth, sa série dominicale, a ses personnages qui reviennent d'un épisode à l'autre et le rendez-vous du prochain annoncé à la fin. Le bonsaï traverse tout, de son résumé de profil jusqu'à ses posts sur les racines d'un dossier.
Ouvrir sur la scène, pour doubler les réactions sur ses posts
Ses deux posts les plus commentés démarrent exactement de la même façon. 6h du matin, bloqué à l'entrée du tunnel de Fourvière, avec un TGV pour Paris à 6h24. Et sept minutes face caméra sur un plateau, la question la plus piégeuse du métier, le sweat qui finit au vestiaire. Dans les deux cas, on est dans une scène avant d'être dans du conseil patrimonial.
Une fois qu'on a mis un nom dessus, ça se rejoue sur n'importe quel sujet. Une heure et un lieu, une situation que tout le monde a déjà vécue, et le parallèle patrimonial qui arrive après, en conséquence de la scène. Le tunnel ne parle pas d'anticipation, il la montre, et l'anticipation se lit trois lignes plus bas.
Le prochain post peut se tester là-dessus, sur n'importe quelle semaine de travail : un appel reçu un dimanche soir, un client qui arrive avec son plan déjà écrit, un dossier déposé trois mois trop tard. La seule chose à tenir, c'est que la scène reste en tête de post. Résumée en deux lignes d'introduction avant de passer à l'analyse, elle ne fait plus le même effet.
Est-ce que ça veut dire abandonner les posts d'analyse ? Non. Sa lecture de la décision du Conseil d'État sur les deux résidences principales est exactement ce qu'on attend d'un expert de son sujet, et elle a TOUTE sa place. On voit juste, sur son propre compte, lesquels font parler. (Et c'est lui qui les écrit de bout en bout, ce qui rend la suite beaucoup plus simple.)
Se montrer, pour que la confiance parte avant le premier rendez-vous
Sur ce point, il a déjà tranché tout seul. Il a testé des visuels générés par IA, il les a retirés parce que ça ne lui ressemblait pas. Il refait ses bureaux avec des photos d'artistes pour avoir un lieu où on peut le prendre en photo (le lieu compte, et il l'a vu avant nous).
Se mettre en avant quand on vend de la discrétion et de la confidentialité, ça peut sonner contradictoire. On l'entend souvent et ce n'est pas une objection en l'air. Sauf que sur un profil comme le sien, on regarde assez vite ce qu'on voit de la personne, et le nombre de posts vient après. Sur un métier comme le sien, c'est essentiellement de la CONFIANCE, et en 2026 les gens font confiance à une personne.
Derrière, il y a plus qu'une séance photo à caler :
- Le degré d'exposition : jusqu'où il accepte d'être visible, et ce qu'il garde pour lui. C'est la seule décision que personne ne peut prendre à sa place, et elle commande tout le reste.
- Ce que le décor raconte : les photos au mur, la lumière, ce qu'on aperçoit derrière lui. Une image prise dans le bureau où les clients viennent vraiment s'asseoir parle de son cabinet autant que le texte du post.
- La place de la marque : Octagone d'un côté, lui de l'autre. Savoir qui prend la parole et sur quel sujet évite que les deux se marchent dessus.
Honnêtement, c'est le levier le plus lent des trois. Entre le moment où les bureaux sont prêts et le moment où ça se voit sur la portée, il faut compter plusieurs mois et une bonne dizaine de posts où on le voit. Et il y a une part qui ne se délègue à personne : accepter d'être devant, et continuer quand les premières photos ne plaisent pas. Pendant ces mois-là, ce sont ses clients actuels qui le reconnaissent en premier, avant les nouveaux. Ce sont souvent eux qui commentent, et ce sont eux qui recommandent.
Transformer les invitations acceptées en conversations
Il a déjà le début du système. Un collaborateur invite des profils sans objectif commercial, et c'est annoncé franchement dès le premier message : du réseau partagé, des contenus patrimoniaux, aucune intention de vendre derrière. Beaucoup de dirigeants n'envoient JAMAIS ce premier message, donc là-dessus il a de l'avance. Et revenir vers ceux qui ont accepté pour leur proposer la newsletter, c'est la bonne suite.
Ce qu'on dit à tous les dirigeants qu'on accompagne, c'est que publier ne ramène pas de clients tout seul. Le paradigme a changé : il y a trois ans, un bon post suffisait à faire venir des gens qui se présentaient d'eux-mêmes. Alors quoi, il faudrait publier plus ? Non, ça ne se règle pas au volume. Il faut les deux à la fois, ce qui attire et ce qu'on va chercher.
Et c'est là que ça devient technique. Quatre choses se jouent en même temps :
- Le ciblage : sur quels critères on décide à qui parler. Ses clients actuels sont souvent le meilleur point de départ, parce que leur entourage ressemble à ce qu'il cherche.
- La séquence : une conversation ne démarre pas sur un message. Elle se prépare avant, pour que le message ait une raison d'exister le jour où il arrive.
- Le passage de relais : à quel moment la conversation remonte de son collaborateur à lui, sans que le ton change en cours de route (et ça, aucun outil ne le fait à sa place).
- Le suivi : savoir qui a été contacté, quand, et ce qui s'est dit. À quelques dizaines de conversations en cours, ça se tient encore de tête. Au-delà, ça se perd.
Le podcast qu'il prépare joue dans le même système. Ce sont les mêmes personnes qui écoutent, qui lisent et qui acceptent une invitation, et faire circuler quelqu'un d'un support à l'autre vaut mieux que de l'attendre au même endroit.
Les trois leviers se tiennent entre eux. Le contenu donne une raison d'exister au message, le message ramène des lecteurs sur le contenu, et le visage rend les deux crédibles. Le jour où ça s'arrête un mois, la portée retombe et les conversations en cours refroidissent, et il faut plusieurs semaines pour revenir au point où on était.
Les résultats atteignables en 6 mois sur le profil d'Emmanuel
- 30 à 60
likes par post
- 2 à 4
échanges entrants par mois
- 1 sur 3
nouveaux dossiers arrivés hors recommandation
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