Président et cofondateur d'ILYA Simon Buoro
Faire porter la croissance commerciale d'ILYA par les profils de ses deux fondateurs, sans diluer la marque. ILYA conçoit et fabrique à Toulouse une douche qui recycle et réutilise l'eau pendant qu'on se lave.
Un peu de contexte
L'entreprise ILYA ILYA conçoit et fabrique à Toulouse la Douche Cyclique, qui filtre et réutilise l'eau pendant qu'on se lave, et le Capteur ILO, qui affiche la consommation en direct sous le jet. Simon Buoro et Antoine Escande, deux ingénieurs de l'INSA, ont monté la boîte en 2018 et l'ont amenée jusqu'à la médaille d'or du Concours Lépine et au 13h de TF1. Leurs produits équipent aujourd'hui des bailleurs sociaux, des promoteurs et des hébergements touristiques.
Son LinkedIn Simon Buoro Près de 6 000 abonnés, Simon raconte sa série sur la levée de fonds et a tenu dix épisodes hebdomadaires. Ses posts qui marchent le mieux sont ceux où il se met dedans, avec de l'humour : l'annonce de son passage à QVEMA a pris 369 réactions, les médailles du Concours Lépine 299. Et il cite par leur nom tous ceux qui l'ont aidé.
Écrire le titre du profil pour ceux qui achètent
Son profil a déjà fait le plus dur, et ça ne se voit pas au premier coup d'œil. Dans sa section Expérience, il s'adresse à chaque public séparément : les professionnels de l'hébergement touristique, les promoteurs, les bailleurs, les business angels. Chacun a son paragraphe, avec ce qu'ILYA lui apporte. Honnêtement, peu de dirigeants vont jusque-là.
Sauf que cette partie-là, il faut cliquer pour la lire. Le titre, lui, est la SEULE ligne qui voyage : elle suit chaque post, chaque commentaire laissé sous quelqu'un d'autre, chaque invitation envoyée. Aujourd'hui elle porte la fonction, le produit et une preuve que peu de monde peut aligner.
Ce qui peut venir en plus, c'est le public, avec les mots qui sont déjà écrits plus bas dans son profil. La structure qu'on utilise tient en trois blocs : ce qu'on fabrique, pour qui, et la preuve. Chez lui, ça donnerait quelque chose du genre : Douche cyclique pour bailleurs, promoteurs et hébergements touristiques, médaille d'or du Concours Lépine.
Deux minutes de travail, et aucun feu d'artifice le jour même (personne n'a jamais commenté un titre de profil). L'effet arrive plus tard : le directeur du patrimoine qui croise un commentaire de Simon sous le post d'un confrère sait en une ligne qu'ILYA parle à des gens comme lui. Reste à tenir la même logique sur la bannière, la section Infos et la sélection, et là on n'est plus sur deux minutes.
Répartir la parole entre deux fondateurs et une page, pour doubler la portée de chaque sujet
Le réflexe croisé existe déjà chez eux : Simon repartage les contenus d'ILYA, Antoine repartage ceux de Simon, la page reprend les deux. Et c'est Antoine qui a posé la question en visio, pas nous : quelle stratégie quand on a deux cofondateurs et une page institutionnelle.
Ce qu'on voit sur les profils qu'on accompagne, c'est que le profil personnel tire nettement plus que la page. Elle garde son rôle, la réassurance et les ads le jour où il y a du budget. Mais la portée vit sur les visages.
Et à deux, il y a un truc que peu de boîtes exploitent (alors que c'est gratuit). Si les deux profils ajoutent les mêmes personnes, elles ont beaucoup plus de chances de voir passer un sujet ILYA dans leur semaine. Un plus un ne fait pas deux, il fait beaucoup PLUS.
Reste à décider qui porte quoi, et c'est là que ça se joue :
- Le profil de Simon : le marché, les partenariats, les salons, les campagnes de financement. La voix qui parle aux bailleurs et aux investisseurs.
- Le profil d'Antoine : l'atelier, l'industrialisation, les délais fournisseurs. Il disait en visio qu'il aurait plein de choses à raconter là-dessus, et il a raison.
- La page ILYA : le produit et la réassurance. Celle qu'on va vérifier après avoir vu passer les deux autres.
L'arbitrage se refait à chaque sujet, et aucun outil ne le fera à leur place. Le vrai coût de ce levier, ce n'est pas le temps d'écriture, c'est le temps de décider. Quand ça s'arrête deux mois, la portée retombe sur les deux profils en même temps, et il faut plusieurs semaines de publications pour revenir au niveau d'avant.
Transformer une audience de 6 000 personnes en conversations
Il est déjà sur le terrain, et c'est ce qui rend ce levier accessible. Une Learning Expedition avec Open Tourisme Lab dans un camping, une invitation de l'USH Occitanie à venir parler devant des bailleurs, un stand à VivaTech, le Congrès HLM à Bordeaux (il ne chôme pas). À chaque fois il en tire un post, et il cite les gens par leur nom. C'est la matière première dont on a besoin ici.
Ce qui transforme une audience en rendez-vous se passe à côté du contenu. On prend LinkedIn comme un canal inbound plus outbound : les gens viennent, et on va aussi les chercher. Cette deuxième moitié est un système, avec quatre briques qui demandent chacune un savoir-faire :
- Le ciblage : Simon le disait lui-même, les plombiers ne courent pas les rues sur LinkedIn, les architectes oui. Par quel public commencer, et pourquoi les bailleurs déjà équipés sont le meilleur point de départ, ça se tranche avant le premier message.
- La séquence : une conversation avec un directeur du patrimoine ne démarre pas sur un message. Ce qui vient avant décide si le message a une raison d'être.
- Le multicanal : le Congrès HLM, Ulule, la presse et LinkedIn touchent les mêmes personnes. Les faire circuler d'un canal à l'autre change tout, et ça ne se décide pas sur un coin de table.
- Le suivi : à trente ou quarante conversations en cours sur des cycles qui se comptent en mois, savoir qui a été contacté, quand, et ce qui s'est dit devient le sujet principal.
Est-ce que ça veut dire y passer ses journées ? NON. Mais ce n'est pas non plus une heure de commentaires le matin. C'est un système, et un système ça se pilote. Les deux premiers leviers l'alimentent directement : sans les posts, les messages tombent à froid, et sans les conversations, les posts tournent à vide.
Les résultats atteignables en 6 mois sur le profil de Simon
- +2 000
abonnés cumulés sur les deux profils de fondateurs
- 2 à 4
rendez-vous qualifiés par mois avec des bailleurs ou des hébergeurs
- 15 à 25
architectes et installateurs prescripteurs entrés en conversation
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