Full-Stack Web Developer Tarik Talhaoui
Faire du build in public un vrai actif, quand on lance sa startup seul. Le moteur de recherche des événements locaux, propulsé à l'IA, incubé à la French Tech.
Un peu de contexte
L'entreprise Polinizz Polinizz, c'est le moteur de recherche des événements locaux. Une carte, un moteur IA qui va chercher, trie et catégorise ce qui se passe autour de chez soi, et on trouve en quelques clics le concert, l'expo ou l'atelier du week-end. Tarik a construit tout ça seul, de zéro jusqu'à la production, en six mois : Next.js, Supabase, agents IA, CI/CD.
Son LinkedIn Tarik Talhaoui La base est déjà là, et elle est plus solide qu'il n'y paraît. Tarik publie, il documente son projet en public, et il a un vécu technique que peu de fondateurs peuvent raconter avec autant de précision. Ce qui est intéressant, c'est qu'il a de la matière à revendre : chaque semaine de développement produit une histoire, un chiffre, une décision. L'idée n'est pas de repartir de zéro, mais de faire mieux travailler ce qui existe déjà.
Le build in public, un actif rare qu'il peut faire travailler deux fois plus
Le build in public, c'est ce que Tarik fait déjà, et franchement c'est ce qu'il y a de plus rare sur LinkedIn. La grande majorité des profils publient du conseil. Lui, il montre le chantier en direct : la fonctionnalité sortie le week-end, la semaine passée à nettoyer les doublons, l'expérience mobile recodée du vendredi soir au lundi matin.
Ce format crée quelque chose que le contenu de conseil n'obtient jamais : les gens s'attachent à une histoire en train de s'écrire. Ils reviennent pour la suite. Et ça produit un effet secondaire très puissant, visible sur cette capture : d'autres se mettent à parler de lui.
Quand la French Tech Grande Provence publie sur Polinizz et qu'il relaie, le message touche un tout autre cercle que le sien. La validation vient d'un tiers, la crédibilité n'est plus à démontrer. C'est un mécanisme à provoquer beaucoup plus souvent : l'incubateur, les partenaires, les premiers organisateurs qui utilisent l'outil.
Concrètement, un truc à tester dès le prochain post : la structure tension puis résolution sur les trois premières lignes. Son post sur la semaine entière passée à corriger les doublons de sa base fonctionne exactement comme ça, et ce n'est pas un hasard s'il tient bien la route.
Le principe tient en trois lignes :
- La première pose une tension ou un contre-pied, jamais le résultat
- La deuxième laisse volontairement le lecteur en suspens
- La troisième donne juste assez pour qu'il clique sur "voir plus"
Un bon hook, c'est court, ça joue sur une émotion ou une tension, et ça oblige à lire la suite. Après, tout l'art c'est de tenir la régularité, varier les structures et mesurer ce qui prend. Là-dessus, un dirigeant qu'on accompagne a doublé ses vues en trois semaines en retravaillant uniquement ses accroches, sans rien changer au reste.
Trois familles de contenu pour parler à deux publics à la fois
Tarik s'adresse à deux audiences en même temps, et c'est une vraie force : des boîtes qui cherchent un dev capable de comprendre un produit, et des organisateurs d'événements qui ont besoin d'exister en ligne. Les deux se croisent sur LinkedIn, et le même profil peut servir les deux. D'ailleurs, pour faire ça, on conseille de passer par un calendrier éditorial, et c'est une des premières choses qu'on met en place chez nos clients.
Ce qui fait tenir un profil sur la durée, c'est l'équilibre entre trois familles de contenu :
- La visibilité : le contenu plus léger, plus personnel, celui qui sort du cercle des devs et fait entrer de nouvelles têtes
- L'expertise : la technique, les décisions produit, les partis pris assumés, ce qui installe l'autorité
- La réassurance : les preuves, le parcours, les résultats, ce qui rassure au moment précis où quelqu'un hésite à envoyer un message
Les profils tech s'installent naturellement sur l'expertise, parce que c'est le terrain le plus confortable et le plus légitime. Et c'est justement sur les deux autres familles qu'il y a le plus de marge à aller chercher.
Le vrai travail derrière, c'est de savoir lequel des trois piliers ramène quoi. Des vues, des abonnés, des messages entrants, ce ne sont pas les mêmes contenus qui les produisent. Ajuster le dosage en fonction de ce que les chiffres racontent, mois après mois, c'est là que ça devient un savoir-faire.
Le système qui transforme la visibilité en premiers utilisateurs
Polinizz a besoin de deux choses très différentes : des utilisateurs, et des organisateurs qui référencent leurs événements. Le contenu attire les premiers curieux, ceux qui découvrent le projet et qui en parlent. Les organisateurs, eux, il faut aller les chercher, un par un, au bon moment.
C'est là que LinkedIn prend toute sa valeur, et c'est ce que très peu de fondateurs exploitent vraiment : c'est un outil relationnel, pas un canal de diffusion. Publier, c'est 30% du job. Le reste se joue ailleurs, dans les conversations et les relations entretenues bien avant d'avoir quelque chose à demander.
La mécanique qui fonctionne, c'est quand les deux se répondent. Le contenu fait qu'on connaît son nom avant même le premier échange. La démarche directe transforme cette reconnaissance en conversation. Un message envoyé à froid et un message envoyé à quelqu'un qui a déjà vu passer trois de ses posts, ce ne sont pas du tout les mêmes taux de réponse.
Sur un projet ancré sur un territoire comme Polinizz, ce mélange est encore plus décisif. Le terrain de jeu est resserré, les bons interlocuteurs se comptent en dizaines, pas en milliers, et chacun d'eux compte double.
Les résultats atteignables en 6 mois sur le profil de Tarik
- +4 000
abonnés
- 3 à 7
leads entrants par mois
- 300e
au classement Favikon, secteur Startup France
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