CEO de MiraLab Yanis Anteur
Défendre un pari technologique et le rendre crédible avant la preuve. Expert mobile-only et lapdock, pionnier de la convergence smartphone-PC en Europe
Un peu de contexte
L'entreprise MiraLab MiraLab est une startup tech lyonnaise positionnée sur le segment mobile-only : l'idée que le smartphone est devenu, pour des millions d'utilisateurs, le seul ordi dont ils ont besoin. Yanis et son équipe développent des solutions hardware et software, dont le MiraBook (un lapdock qui transforme le smartphone en laptop) et le MiraDock, distribuées à l'échelle européenne.
Son LinkedIn Yanis Anteur L'enjeu du moment est de faire travailler ce capital LinkedIn différemment, dans une optique de levée de fonds et de crédibilité investisseur. Pour un projet tech comme MiraLab, LinkedIn est un terrain de jeu particulièrement riche : les sujets ne manquent pas, entre l'évolution du marché mobile-only, les usages pros du smartphone, la convergence hardware-software. Il y a de quoi publier pendant longtemps.
Faire du profil la première page du dossier investisseur
Yanis travaille en ce moment sur une levée de fonds qui vise plus de 500 000 euros. Et LinkedIn joue un rôle très concret dans ce processus : un investisseur qui reçoit un contact ou tombe sur un post va systématiquement vérifier le profil avant d'accepter un premier call. Ce profil, c'est la première page du pitch deck, souvent avant même que le pitch deck ait été partagé.
La photo de Yanis est déjà un vrai atout différenciant : professionnelle, directe, mémorable. C'est exactement ce qu'on cherche. Et la section Expériences fait déjà ce qu'il faut : elle raconte une progression, pas juste une liste de postes.
Ensuite, chaque poste peut raconter une étape du projet MiraLab, avec des métriques quand c'est possible (marchés ouverts, partenaires signés, médias couverts), et surtout une logique de fil conducteur. Un investisseur doit pouvoir lire le profil de haut en bas et sentir que tout ça menait quelque part.
Les utilisateurs LinkedIn s'engagent 3 fois plus avec du contenu qui met en avant un CEO ou un fondateur qu'avec du contenu corporate classique (SocialPilot, 2024). Pour un fondateur en levée, ça veut dire que le profil personnel est le levier le plus puissant, loin devant la page entreprise.
Le profil précède le pitch deck. Ce qui s'y lit en 30 secondes décide si le call a lieu.
Moins publier, mais publier ce qui reste
Yanis a un rythme de publication solide, ce qui est déjà rare et précieux. Ce que l'algorithme LinkedIn récompense de plus en plus, c'est pas le volume, c'est la densité qualitative de chaque post.
La piste qui se dessine naturellement ici, c'est de réduire légèrement la cadence pour investir plus de soin dans chaque publication. Un post bien construit, avec un point de vue tranché et un angle précis, va chercher plus de portée et de commentaires qu'un post d'actualité posté dans la foulée.
Quelques formats qui fonctionnent particulièrement bien dans le secteur tech et hardware :
- Le post pivot : partir d'une observation marché ou d'un signal faible pour en tirer une analyse originale sur le mobile-only.
- Le contenu de conviction : affirmer une position sur l'avenir du PC, du smartphone professionnel, de Samsung DeX, et assumer un point de vue qui peut faire réagir.
- Le retour d'expérience fondateur : raconter une décision prise, un obstacle surmonté, une leçon apprise dans le développement du produit.
Les posts carousel (PDF swipeable) atteignent en moyenne 6,60% d'engagement, soit trois fois plus que les images classiques (ConnectSafely, 2026). Pour un contenu tech, c'est un format à garder en tête sur les sujets qui méritent d'être développés en plusieurs points.
3 posts de fond valent mieux que 10 posts d'actualité. L'algorithme mesure l'engagement, pas la fréquence.
Activer le Personal Branding en douceur pour ancrer la confiance
Yanis est expert reconnu sur son sujet, et il publie du contenu tech de qualité. Ce qui peut venir amplifier tout ça, c'est montrer l'humain derrière l'expert, pas juste le fondateur derrière la boîte.
Le temps moyen de scroll sur un post LinkedIn, c'est 3 secondes. Un visage familier rassure, ralentit, accroche. Un contenu sans présence humaine passe souvent pour du contenu générique, même quand il est excellent.
L'idée n'est pas de tout revoir ni de se forcer à un registre qui ne colle pas. C'est d'y aller progressivement, avec des jalons naturels. Par exemple :
- Un premier post partenaires ou équipe : une photo collective, une occasion (salon, lancement, étape), avec une légende qui raconte le moment.
- Un deuxième post sur une conviction forte : sans selfie obligatoire, mais avec un point de vue personnel assumé sur le mobile-only, la tech, ou l'entrepreneuriat en hardware.
- Puis progressivement, des posts techniques avec une photo de Yanis en situation : en train de tester un produit, en démo, en déplacement. La photo humanise, le fond technique rassure.
Ce parcours en 3 étapes fonctionne parce qu'il construit la familiarité sans forcer l'intimité. Et c'est cette familiarité qui, côté investisseur comme côté client, crée la confiance avant même le premier échange direct.
Dans la tech, le fondateur est le produit autant que le produit. Ce qu'on voit de lui construit la confiance avant même la démo.
Les résultats atteignables en 6 mois sur le profil d'Yanis
- 3 fois
plus avec du contenu qui met en avant un CEO ou un fondateur
- +15%
de croissance sur un projet tech comme le sien
- +10 000
impressions par post
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